Brailler !

Et toi ?

Qu’est-ce que tu fais quand t’es tout seul au milieu des champs ou au milieu des bois ?

brailler sur un boeuf

Le chant de plein air…

« chanter aux bœufs », certain l’ont pratiqué, le pratique peut-être encore pour les encourager au travail. Brioler, berioler, darioler, arauder, bauler, noter…

« …La note est une espèce de hurlement modulé en chanson pour les bœufs… »

« ici l’usage des vocalises l’emporte sur l’énoncé textuel. »

« l’un de ses objectifs est d’emplir l’espace, de déjouer les limites du perceptible, d’interpeller l’Autre par-delà les haies vives, de lui répondre, bref de défier le bordage. »

Ce chant est lié au travail, et c’est une relation intime qui se construit entre le brailleur et ses mastodontes, bêtes de somme, animaux de portage.

J’aime cette contradiction présente dans ce chant à la fois très intime, qui vient du profond, adressé à l’animal compagnon de labeur, et l’aspect public du chant de plein air pratiqué à gorge déployée et qui perce l’air et s’entend de loin.

« La forme particulièrement sonore du bériolage, quand elle n’est plus faite en situation de travail effectif, peut créer une distorsion telle que le chanteur s’y sent dans une position décalée, souvent accentuée par le regard « de biais » du voisinage. »

Pour nous aussi, le portage c’est notre travail. Travail de force, de communication, d’écoute, et naturellement le chant a pris place dans ce dialogue. Encourager le porteur à porter, chanter du fond du cœur, de toutes ses tripes et jusqu’au bout du souffle!

C’est bien d’amour qu’il s’agit, et de ce qui nous met en meut, cette nécessité à partager, notre urgence de vivre.

 

 

 

Citations : Le chant de plein air des laboureurs, patrimoine culturel immatériel

Marcel.le & Claude en Vacance

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Les vacances,

ou la vacance …?

Un moment pour vadrouiller, pour laisser promener son corps, au dedans et au dehors, et pas forcement dans la même direction.

Suivre ces sens.

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Ça sent vachement bien par ici….

Aller toucher, avec ses pieds. Aller marcher, quelque part. Aller se perdre dans des pleines.

Dans son livre « A Field guide to Getting Lost » Rebecca Solnit dit:

« The things we want are transformative, and we don’t know or only think we know what is on the other side of that transformation.

Love, wisdom, grace, inspiration – how do you go about finding these things that are in some ways about extending the boundaries of the self into unknown territory, about becoming someone else? »

« Les choses qu’on veux sont transformatrices, et nous ne connaissons pas, ou seulement croyons connaitre ce que il y a de l’autre côté de cette transformation.

L’amour, la sagesse, la grâce,  l’inspiration – comment on trouve ces choses qui parlent d’une manière ou d’une autre, d’étirer la frontière de soi dans des territoires méconnus, de devenir quelqu’un d’autre »

 

Colchiques dans les prés
Fleurissent, fleurissent
Colchiques dans les prés
C’est la fin de l’été

Marcel.le & Claude à la grange de la Bigourie//Lost in traditions

Marcel(le) et Claude-26

 

Bonjour à tous !

Amis, famille, voisins, amis d’amis, inconnus de nous, de tout âges, ça commence bien !

Comment pouvons nous nous rencontrer, échanger, s’inspirer ?

Nous voulons vous partager avec vous ce sur quoi nous avons sué, mouliné, ce sur quoi nous avons débattu, qui nous a rendu joyeux ou nerveux.

Nous allons nous donner en spectacle !

Qu’est-ce que ça génère en vous ? Nous sommes curieux. Donc prenez crayon et papier, et si quelque chose se manifeste n’hésitez pas ! Nous en discuterons, peut-être, plus tard…

Marcel(le) et Claude-7

 

dessin la big

 

… de quoi brouter !!